04.08.2007

Trouver un coin sympa.

J'ai toujours fait dans l'approximatif...

09.07.2007

"J'ai vomi dans mes cornflakes"...

01.07.2007

Je suis préoccupée.

b8505a4c06d40448bdd286549c986c38.jpg
Je dois faire quoi ? C'est difficile d'être une battante, toujours. Un de mes collocs abandonne ce qui aurait pu être une flamboyante épopée immobilière trois jours avant l'état des lieux et la signature du bail d'un grand T5 lumineux. Il faut toujours prévoir le coup. Je fais face et je tire un joker de ma poche : Maximin ! Un pote de prépa, facile à vivre et excellent musicien. Il fera sans doute un meilleur voisin de chambrée qu'un Laurent indécis et un peu lent à la réaction. Il est encore un enfant. Nous ne lui en voulons pas. Sa décision vient tard, certes. Et puis pourquoi ne pas nous avoir appelé directement, Félicien et moi ? Nous aurions compris. Mais non. Il a fallu que sa mère appelle la mienne. Il a peut-être eu peur. Je fais peut-être peur. Peut-être. Mais je suis forte. "Je gère", j'pourrais dire. J'improvise, comme sur scène. Aujourd'hui, grand ménage. Je rends mon appartement mercredi, 'fallait qu'il soit tout propre. Demain j'me fais faire une permanente gratuite. Un fille du coin, que j'ai connu à la maternelle, passe son brevet professionnel de coiffure. Sur ma tête ! Ca va me faire drôle d'avoir des boucles tout le temps et pas seulement quand j'me prends la pluie...

25.06.2007

Sortie architecturale de philo.

7459f3d37bc8af9c69e3459733211ff2.jpg
J'suis prise en khâgne histoire-géo. J'y croyais plus trop. M'enfin. C'est cool. Audrey, il manque plus qu'toi. Mes collocs et moi avons trouvé un appart sympa à Sans-Souci : nous sommes sans doute prédestinés à bien nous entendre, à réussir nos études, à chanter la vie, à danser la vie, à être heureux. Ca coûte rien d'y croire. Prise de tête avec ma directrice de stage pratique, centre aéré des mille loisirs (des mille emmerdements, oui...) : elle me reproche de ne pas assez me consacrer à la préparation des activités. Hey cocotte, t'es marrante toi, mais demain j'm'inscris pour ma deuxième année à Herriot, mercredi j'fais les soldes (important, les soldes), vendredi je fais visiter l'appart à mon amoureux, lundi ou mardi prochain je signe mon bail et j'déménage la gazinière (méga lourde) que j'ai acheté à 45 euros (pas chère la 'zinière) après avoir savamment décoré le guéridon et les 3 chaises à 20 euros (pas cher l'guéridon) qu'il faudra également déménager... Le tout en continuant à faire la gueule à Tso le salop (ça c'est pas trop dur vu qu'il ne me donne pas de nouvelles). Et puis, si j'veux jouer Caliméro jusqu'au bout, j'peux rajouter que sa chérie (Audrey en l'occurence) n'a pas répondu à mon mail concernant son dossier. Genre, tu l'as reçu ? Genre, tu galères pas trop pour tout rendre à temps ? Genre, tu vas bien ? Bah écoute, moi c'est cool, j'ai plein de choses à faire, ça m'occupe l'esprit, et puis Chi me raconte des trucs ensoleillés qui sentent la chicha et le sable. T'as vu, Chi-chicha. C'est marrant ça. Chi, quand tu reviendras me serrer dans tes bras j't'appellerai "Chicha", dac' ? C'est mignon, j'trouve. Bon bah voilà, j'crois que j'ai fais le tour de ma p'tite vie du moment. J'vais faire autre chose sur le net...

Sur la plage.

c63b08ad94d190c017ddd4957a837788.jpg
Ca, ce sont de bons souvenirs. L'année est terminée. Je respire.

06.06.2007

Reup.

a99d1696488944efd1f5818d516fdf07.jpg
J'préfère ici.

02.04.2007

Léa A, Batlik.

medium_gaspardbatlik.jpg
podcast

29.03.2007

La Môme néant, Jean Tardieu.

medium_5.jpg

"Quoi qu'a dit ?

-A dit rin.

-Quoi qu'a fait ?

-A fait rin.

-A quoi qu'a pense ?

-A pense à rin.

-Pourquoi qu'a dit rin ? Pourquoi qu'a fait rin ? Pourquoi qu'a pense à rin ?

-A existe pas."

27.03.2007

A change of air will do me good.

medium_eza.jpg
J'ai envie que tout s'arrête. Maintenant. Stop. Je fais une pause. Je prends mon temps. Je veux partir. Passer à autre chose. Mais "chose" c'est flou, c'est vague, ça tremble un peu. Passer l'éponge, alors. Mais la mienne est gorgée d'eau, savonneuse. Elle laisse des traces. Je sais pas. J'dois pas aimer la simplicité. C'est jamais bien clair dans ma caboche. Je calcule. Ca m'épuise.

24.03.2007

What is love, Haddaway.

medium_aix-en-provence-weihnachtsmarkt-noel.jpg
J'suis à Aix-en-Provence. Il y a plein de lumières et de rues piétonnes. Chez Jonathan, c'est rigolo. Déjà, il faut descendre. L'escalier est sinueux, il fait sombre. Des dizaines de portes. On trouve quoi, derrière? Intriguée... Voilà, je suis installée. Une chanson. "What is love". Ca vous va bien, à tous. A moi, aussi. Derrière les volets, il y a un petit jardin. Un peu bordélique, avec une fontaine en pierre qui s'émiette et de l'herbe très verte. De vieux tags sur le sol.

podcast
 

23.03.2007

La route, en bas.

medium_FRAMBOISE.2.JPG
Le parfum à la framboise. J'avais oublié... J'ai aimé ce soir-là. J'ai aimé, ce soir-là. Nuance subtile. C'était un parfum de petite fille, un peu acidulé, très sucré, rafraîchissant. Elle essayait une robe grise pendant que j'enfilais mes ballerines. Moi j'la trouvais jolie. "Je vais mettre un pantalon sous la robe". Tant pis. On voulait boire, on a bu. Me voilà sur le balcon, accrochée à la balustrade. Sixième étage, porte à droite. L'air me mord les joues et je chante au ciel d'une voix éraillée. Puis lui et moi, seulement. On se plaque contre le store. On se regarde, un peu. On rit, surtout. J'ai aimé ce moment. La redécouverte d'un ami, qui n'est pas toujours aussi sérieux que je le pensais. Dans le salon, elle danse et sa robe flotte autour d'elle. Elle est ce parfum, cette enfant piquante et tendre. Je ne sais pas danser. Je bois et je ris. J'ai perdu le lacet qui tenait mes cheveux. L'ascenceur, les photos que l'on prend serrés les uns contre les autres. Trois. Et lui qui essaye de m'embrasser, obligé d'appuyer son acte par la parole. "Un dernier, mon amante imaginaire." Un dernier? Jamais. Va-t'en. Je ne t'aime pas, c'est tout. Et je pars. Plus tard, il pressera ses lèvres sur la jolie Framboise en robe grise. Mais je suis déjà loin.

14.03.2007

Hameçon intestinal, bijou-souvenir factice.

medium_le_Touareg_.2.JPG
Ses boucles d'oreille viennent du Maroc. Ca me remue de l'intérieur. J'ai vu un palmier, le bout des feuilles sec, jauni par le soleil. J'ai vu un homme aux yeux noirs, à la peau sombre. J'ai senti sa voix chaude, une voix qui chante le désert et l'amour. Les bracelets en or qui tinte, ciselé. Des signes étranges, des rires de femmes sous un ciel éblouissant. Maroc. Les racines de mon arbre qui pousse penché. Elles sont là. Au pays des cheveux bruns et des maisons blanches. Je me suis endormi sur le toit plat de la casa. Le sol est brûlant et je rêve. Je rêve de cet ailleurs un peu flou - un peu fou - dont tout le monde parle. La France. Ca paraît grand, ça paraît beau, en rêve.

11.03.2007

Dreaming of you, The Coral.

medium_ze.jpg
La vague narcissique est passée. Les compteurs sont remis à zéro, poupée. On s'casse. Loin. Aujourd'hui j'ai la pêche. Alors, tout de suite, on a moins à dire. Je dois me forcer, un peu. Je pense à plus tard. A cet appartement qu'il faudra aménager, pour se sentir bien. Et au petit prince qui sera là, près de moi. Ce sera extra, tu verras. Tu vas pouvoir m'apprendre à cuisiner, à travailler et à situer Valence, Grenoble, Saint Etienne par rapport à Lyon. Je le fais exprès, parfois. Pour t'écouter me dire, une énième fois, que j'suis nulle en géographie. Ce qui est rigolo, c'est que tu ne lâches jamais le morceau. Dans le même genre, j'espère toujours t'inculquer quelques notions de ponctualité. T'es craquant, t'es craquant, t'es craquant. Tout tes petits défauts me bombardent la poitrine. Plus qu'une semaine et j'te barbouille la figure de bisous. 

podcast

10.03.2007

Cherche pas.

medium_peacock.jpg
J'ai pas envie d'en parler, c'est tout. Je verrai bien... Les estimations ça marche jamais.

08.03.2007

Naïve et pute, Alévêque.

medium_fille_20violette.jpg
"Je suis tendresse, je suis tigresse. Je suis poupée, garçon manqué. Je suis fragile, je suis un roc. Immaculée ou bien en cloque. Je suis une femme, une femme, une femme... Naïve et pute. Je suis voilée et libérée. Je suis mannequin, je suis boudin. Autoritaire et puis docile. Je suis mystère, je suis facile. Je suis une femme, une femme, une femme... Naïve et pute. Une féministe, émasculiste. J'aime sourire, j'aime souffrir. Femme de ménage ou femme d'affaires. Tantôt image, tantôt colère."

Tant pis.

medium_Hart-Duckling-Under-Water-53456.jpg
Ouais, j'suis de mauvaise humeur. J'ai la haine au creux du ventre et ça me fait du bien. Impossible de dormir. Il tousse, il boit, il se tourne. Toujours les mêmes bruits. Réveillée à 6h, comme d'hab. Tant pis pour la grass'mat'. Je me lève, vite, je me casse, vite. Je l'ai encore mauvaise d'hier. Mes rêves sentent l'humus. Tout a pourri en une nuit. Il a démonté mes illusions. C'est mieux, en un sens. Tout le monde imite tout le monde. On se suit, toujours. Mes choix étaient stupides, j'ai compris au moins ça. Un type me reluque dans le métro. J'me demande bien ce qu'il peut me trouver là, maintenant. J'ai des cernes et je fais la gueule. Je me plonge dans The Economist en serrant la mâchoire. Je me couche en arrivant chez moi. C'est rare que je parvienne à m'endormir le matin. Mais je me sens soulagée, je crois. Deux petites heures. Je retourne au métro. Je rentre chez moi, mon vrai chez-moi cette fois. Mon père m'offre un cadeau quand je m'installe dans la voiture. Un lecteur mp3, yeah! J'suis contente. Voilà le sourire qui revient. C'est le geste, surtout, qui me touche. Mon p'tit Papa qui pense à moi. J'me mets à lui raconter ma semaine, mes doutes, mes vagues envies, tout ça. Il doit pas y comprendre grand chose à ces histoires d'hypokhâgne, d'ENS et d'IEP, mais il écoute. J'ai juste besoin de ça. Il pleut. La Saône était haute, hier. J'ai bien aimé ce moment, passé à regarder l'eau brune. Marcher et parler, ça suffit. J'aurais du partir après la première partie de belote, pour ne pas avoir à me prendre ses remarques dans la figure. Bonne soirée, globalement. Tant pis pour cette dure confrontation avec la réalité. Il fume un paquet par jour. Que je râle ou pas, ça change rien. J'suis peut-être complètement paumée dans le dédale de l'enseignement supérieur mais lui il a chopé un vieux tic: aspirer l'air en le faisant siffler, un peu comme s'il avalait sa salive. Sans doute à cause de la clope. Moi ce bruit ça me stresse. Voilà. Ouais, pas grand chose à voir entre les cours et une manie. Tant pis.

06.03.2007

Mine patibulaire d'acrobate amateur.

Mes mains sentent la cigarette. C'est pas souvent le cas, mais ça remet parfois les idées en place. C'est rigolo, au bout de seulement deux semaines, d'avoir besoin de vacances. Des vacances avec du sable sous les pieds et le soleil dans les yeux. Même qu'il faut sautiller tellement c'est chaud. T'as vu, j'fais de la parataxe. Ca t'en bouche en coin, j'suis sûre. Le bruit de la mer. Je serais accompagnée, pour une fois. Les délires toute seule, c'est jamais très drôle, à force. P'tain c'que c'est débile ce que j'raconte. Bosse! Tsss...

01.03.2007

Elle m'a dit...

Elle. Sèche, piquante, froide, anguleuse. T'es moche. Ouais, t'es moche. J'aime pas tes jupes de vieille fille. Mademoiselle. A 18 ans c'est joli. Mais à la quarantaine bien tassée, ça devient ridicule. Vieille et moche mademoiselle. Tu as découvert mon secret. Ce "regrettable hiatus", tu dis. C'est moi. Pas un morceau, un bout qui traîne. C'est moi, vraiment moi. Je suis un "regrettable hiatus". Je le répète, si tu veux. Regrettable hiatus, regrettable hiatus, regrettable Hiatus. Voilà. J'en ai fait quelqu'un. Regrettable, regretté Hiatus. Regard flou de ma Lou. Otons-lui l'aile et voici une aliénée. J'raconte pas grand chose, en fait. J'aime pas les dissertations de littérature et j'suis une crack à l'oral. C'est ça mon grand écart, mon chevalier Hiatus qui n'en peut plus de partir et qui ne part jamais. Alors toi, la vioque, avec ton cul qui tremblotte et ta chair du cou qui fait des plis, je te boude. J'l'aime mon Hiatus. Il est drôle et j'ai que lui pour ne pas être toi ou les autres. Pour être moi.

 

25.02.2007

Cercle vicieux.

medium_souffrance.jpg
J'ai les mains qui tremblent et un drôle de goût dans la bouche. Déjà ce matin, dans mon lit, je pensais à demain. J'ai pas envie d'y être. Pas envie du tout. Je dormirai mal, à nouveau. Je me sentirai nulle. Et puis ça mène à rien, tout ça. J'ai peur, je crois. Ouais, c'est bête, très bête, mais je le ressens ainsi. La prépa est quelque chose d'inutile et de contraignant. Ils y en a qui kiffent. Ca peut se comprendre. Tant pis. Moi je kiffe pas du tout. J'ai envie de voir ailleurs, de tester. J'aime bien le théâtre, le dessin, le chant. Rien à voir. J'aimais bien la bio aussi. Ca me donne envie de pleurer ces conneries. Impression de m'être plantée sur toute la ligne, pour tout. Besoin de cogner dans quelque chose. Ou plutôt dans quelqu'un parce que l'oreiller, le mur, ça va cinq minutes. Faire l'imbécile, un peu. Faire de grosses bêtises. Des trucs qui font peur aux parents. Juste pour voir, pour changer, pour vibrer.

22.02.2007

Manque.

medium_Sans_titre.7.JPG
J'étais tombée de la balançoire en riant, saoûle. L'herbe était chaude et la lune immense. Tu t'étais penché au-dessus de moi, tes bras encadrant mes épaules. Une prison où l'on veut rester. Les yeux dans les yeux, à hésiter. Je t'offrais mes lèvres, imbécile. Mais elle était là, derrière toi. Vite, se relever et feindre la légèreté, l'indifférence. Je suis restée allongée dans mes rêves pendant que tu l'embrassais. Tant pis. Il y en a tellement d'autres. L'herbe colle à ma peau. On joue... A la guitare. Tes doigts caressent les cordes. Jolie main que je voudrais glisser dans la mienne. Tu as pris ton air sérieux et tu ne me regardes pas. Tu as peur, peut-être. Peur de t'apercevoir qu'un petit bout de chemin avec moi, ça te tente bien. Que tu as envie de me serrer contre toi, d'enlever un à un les brins vert accrochés dans mes cheveux, de m'embrasser moi aussi. Et tant pis pour l'autre.

Aishwarya Rai.

medium_1355devdas1.jpg
medium_2045_179816841_devdas_H173920_L.jpg

20.02.2007

La Bohème, Charles Aznavour.

medium_manga.jpg

podcast

19.02.2007

Dans le ventre.

medium_yubari01.2.jpg
 

Je réalise que j'ai besoin de parler, particulièrement le soir. De tout et de rien. Je viens de retrouver un flacon de parfum. Beaucoup de souvenirs qui palpitent en un instant. Ce sera mon odeur, maintenant. Une odeur un peu décevante de parchemins magiques, ceux que l'on est incapable de déchiffrer, même si on s'appelle Merlin ou Gandalf. J'avais envie, ce soir, de parler. Ou de danser, peut-être. De ne pas être seule, en tout cas. Viscéral. Ma tristesse sent le miel et les vieilles chansons. Etre ailleurs, n'importe où. Ne plus penser, surtout. Je suis mon propre bourreau dans ces moments-là. Ce soir, j'ai envie de fumer, assise sur le toit. M'imaginer que nous sommes en été, que les tuiles sont encore chaudes et que ma peau est couleur pain d'épice. Et souffler de petits nuages blancs en essayant d'avoir l'air classe. Tant pis, j'suis pas faite pour la célébrité. Sourire, un peu, ne plus sentir cette boule dans ma gorge, dans mon ventre. Complexer, encore, en espérant être rassurée tôt ou tard par un garçon que l'on ne comprend pas. J'ai envie de manger des litchis et de me foutre du jus sucré plein les doigts. Il faut savoir attendre et je suis une impatiente.

Cou(p) à(de) mains.

medium_grs.jpg

Magie.

medium_JW-princesslight-mainimage.jpg

Note en bazar.

medium_Image_006.jpg

Aujourd'hui, c'est un jour pour rêver. Un jour où le chat miaule à la fenêtre et se demande ce que l'on peut bien avoir cacher dans ce fichu sac à dos, là, qui traîne par terre. Un jour où le soleil a décidé de rester caché derrière des nuages cotonneux. Mais les rayons transpercent suffisamment la masse blanche pour que l'on devine que, dehors, il ne fait pas si froid que ça. Hiver foireux. Le ventre qui gargouillle. J'ai pas mangé la veille et, bon sang, c'est vachement long une nuit sans avoir becter. Comme nuit et jour vont de paire et que j'ai décrêté que ce jour est fait pour rêver, la nuit l'était aussi. Cette nuit, dans mes rêves...

"Il était tout seul dessus, elle était toute seule en dessous... Il était sans pardessus, elle était sans dessous... Le lit était sens dessus dessous... Elle n'était pas décue, il avait des sous... Elle avait un amant, elle avait un amant ! Et moi, une paire de cornes."

Des amoureux en veux-tu en voilà, des amoureux jaloux, certains carrément fous, d'autres aux cheveux un peu roux. Et moi occupée à me remuer les trippes. J'ai la clef qui ouvre toutes les portes mais le terrain est en pente. Lorsque je veux grimper à cette fichue fenêtre, le tronc que j'ai placé contre le mur dégringole. C'est malin. J'ai la clé des portes mais peu importe puisque les persiennes ne sont pas miennes.

Amaranthe. Un nom de magicienne, sans doute. Il sent les épices et l'eau de source...

17.02.2007

Songe, ronge.

medium_1152905386-blue-flower.jpg
J'ai chaud avec ce putain de tee-shirt à manches longues. J'arrête pas d'éternuer malgré tout. "Pic de grippe" annoncé pour cette semaine. Rien à foutre, je sors quand même sans manteau. Une canette me nargue depuis son caniveau vaseux. Je lui envois mon pied dans l'alu et elle dégringole jusqu'à un tas douteux de sac-poubelles. On dirait que ça bouge. Merde, c'est l'autre idiot, Malik, le clodo du coin. Je l'ai réveillé. Hop, demi-tour, sinon j'en ai pour une demi-heure de discussions alcoolisées. "Hey, Martin!". Trop tard, je suis repéré. "Allez, viens mon p'tit, on va causer... 'Fais pas chaud, hein?". J'acquiesce en silence. Il pue la bière bon marché et ses yeux sont tristes. Je devrais peut-être... Tant pis pour l'ivrogne déprimé, je me tire. Je gromelle que je suis pressé et trottine jusqu'à mon arrêt. Julie est déjà là, en train de souffler dans ses petites mains. Tout de suite j'ai un peu plus chaud: je vais pouvoir la peloter dans le bus. Julie a des seins magnifiques. Dommage que tous les gars de la cité en profitent. Tant mieux, aussi. Moi, l'amour ça me fait un peu peur. Alors, une fois dans le car, je me pose pas trop de questions en passant ma main sous son sweet. Elle est toute douce, Julie.

16.02.2007

CAUCHEMARS...

medium_184145973_ff6bfe9cab.jpg
medium_nightmare.jpg
medium_nightmare_20076.jpg

On joue à chat ?

medium_PIC_0100.2.JPG

Pas assez de toi, Mano Negra.

medium_chat-mechant.2.gif
"J'ai comme une envie de tourner le gaz,
Comme envie de me faire sauter les plombs,
Comme envie de t'expliquer comme ça
Que ton indifférence, elle ne me touche pas.
Je peux très bien me passer de toi.
Comme envie de sang sur les murs,
Comme envie d'accident de voiture,
Comme envie d'expliquer comme ça
Que ton indifférence, elle ne me touche pas.
Je peux très bien me passer de toi.
J'ai comme envie de n'importe quoi,
Comme envie de crever ton chat,
Comme envie de tout casser chez toi,
Comme envie d'expliquer comme ça
Je peux très bien me passer de toi.
J'ai comme envie d'une fin torride
Comme on en voit qu'au cinéma.
J'ai comme envie que ce soit terrible
Et que ça se passe juste en bas de chez toi.
Je peux très bien me passer de toi..."

podcast

 

15.02.2007

Bonsoir Lou.

medium_Image_057.2.jpg
Ne bois pas trop. Les joues roses d'ivresse te vont bien, c'est vrai, mais c'est pas une excuse. Tu es une jeune fille sage alors ne te couche pas à une heure indécente. Ferme les yeux et dors. Tu sais, sur le côté, les genoux serrés contre ton ventre, les mains glissées sous la tête, les lèvres entrouvertes et une mèche de cheveux qui retombe sur ton nez. Souffle court et tête qui tourne. Hey! Tu t'agites trop dans tes rêves. Ta peau est brûlante et ton coeur bat vite.

On se ressemble, parfois.

Les rêves sont nos exutoires.

27.01.2007

Matelot.

Pauvre mousse amoureux

D'une bulle de savon

Approche ses petits doigts

Du joli rond

Désespère de le voir éclater

A chaque fois

 

(L'amoureux éclate sur une rime bancale, balance ses jambes au bord de la lune qui se mire dans l'eau calme. Caresse de la bulle qui glisse sur son cou, les yeux fermés de l'imagination qui transforme le joli rond en petits doigts. L'air marin fait danser les boucles enfantines du gamin sage assis très haut sur les cordages. Sourire. Se penche un peu trop vers sa sphère éphémère. Chute et mort. Gros plan sur le tas sanguinolent, au sol. Fin en didascalie/scénario.)

26.01.2007

Nuit blanche.

???????????????????????????????????????????? 
??????????????????????????????????????
?????????????????????????????????
???????????????????????????
??????????????????????
medium_arabe.5.jpg
??????????????????????
???????????????????????????
????????????????????????????????
??????????????????????????????????????
????????????????????????????????????????????
Indice:
medium_21016.2.gif
Nouvel indice:
medium_gghgh.JPG

21.01.2007

J'veux pas y aller...

medium_untitled.2.JPG
J'ai le droit à un caprice? Je veux ses joues rouges. Je veux aussi ses yeux qui brillent lorsqu'il est fatigué. Et les cheveux ébouriffés du matin. Et les mots qui tremblent parce qu'on a un peu trop pleuré. Pour tout. Pour rien. On pourrait tout garder dedans si les autres ne s'acharnaient pas à glisser leur "ça va?" dans la conversation. Ca fait réfléchir, à chaque fois. Tiens, le générique du "6 minutes" me donne immanquablement l'impression que j'ai encore perdu une journée. T'as pas vu, quand je suis partie, mais l'eau coulait de mes yeux. Je conduisais très mal, mais je m'en fichais un peu. Il faisait froid dans la voiture et impossible de capter autre chose que France Inter. Ca m'a foutu le cafard. Je me suis souvenue du moment où je t'ai passé du gel dans les cheveux, pour voir. Ca t'allait drôlement bien. Et je conduisais encore plus mal qu'avant, avec une vague envie de faire semblant de foncer dans n'importe quoi. Bizarre, cette phrase. Etrange comme je t'aime, tu sais? La chanson de DobaCaracol que tu murmurais en grattant sur ta guitare. Hey! Pourquoi y a-t'il toujous un moment où les amoureux s'arrachent l'un à l'autre? J'accélère, j'accélère et j'accélère encore mais dans le vide. Je suis le chemin du retour, voilà tout. Le mur, l'arbre, le fossé... C'est pour de faux. Parce que tu es toujours là. Ca vaut la peine d'attendre et d'être triste. Je vais te revoir et tu me feras une grimace rigolote. J'pourrais essayer de te mettre du gel, encore, histoire de voir quelle tête ça te fait, pendant que tu te brosseras les dents. Et ça me fera du bien après une semaine de nuages gris... 

14.01.2007

Pourquoi?

medium_Sans_titre.6.JPG

C'est normal, ça? Je me laisse aller à imaginer des choses que je ne devrais pas.

13.01.2007

Histoires improbables, La Ruda Salska.

medium_525010107_small.jpg

podcast

07.01.2007

Silence.

medium_113053025012.jpg

Vous savez ce qu'elles disent lorsqu'elles sont tristes, elles, les héroïnes de romans, le fameux "Oh! Que je suis malheureuse!"... Je le dis, moi aussi. Que je suis malheureuse... Et cet imbécile d'Ionesco qui fanfaronnait "Il faut écrire pour soi, c'est ainsi que l'on peut arriver aux autres" et qui a eu le temps de pondre plus de 25 pièces. J'veux bien, moi, m'sieur, écrire pour moi, rien que pour moi, mais j'fais comment? Je hais ce que je fais. C'est moche, c'est pas réfléchi, je me traîne à chaque phrase. Et puis je suis triste, pendant. Avant j'aimais bien, ça m'amusait. Mais j'en ai déjà parlé... Que maintenant c'est nul, ça ne veut plus dire grand chose. C'est carré. Boum. Voilà, t'as pas le choix. C'est comme ça et pas comme ça.       Ta gueule.

Dans la préface de Mes Souvenirs, Marie d'Agoult s'interroge sur l'utilité et la décence d'un récit autobiographique: « Est-il bon, est-il sage d'ouvrir aux indifférents le livre de sa vie intime? Doit-on ou ne doit-on pas confier au public le dernier mot de son coeur et de son esprit? ». Il semble difficile de concilier récit d'une vie et retenue pudique. Les convenances imposent une censure morale que les auteurs ne peuvent ignorer, qu'ils soient poètes, autobiographes, qu'ils entretiennent simplement une correspondance ou rédigent un journal. « Il paraît qu'il est immoral de parler de soi » suggère Paul Léautaud. Il paraît seulement. Car si le fait même de parler de soi peut être l'expression d'un égo démesuré, d'une tendance à se vanter et d'une certaine indécence, il est aussi le moyen le plus efficace pour se faire comprendre par ses lecteurs et pour partager son expérience. C'est d'ailleurs Paul Léautaud qui invite les auteurs à ne pas se soucier de l'esthétique de leurs textes, à « se laisser aller, ne pas chercher ses phrases, se moquer des négligences de style même » car « le ton de sincérité et de naturel y gagnera. »

Pour toi.

"L'orthographe est plus qu'une mauvaise habitude, c'est une vanité."

Raymond Queneau, Bâtons, chiffres et lettres.

J'suis trop nulle.

medium_The_Seven_Deadly_Sins_SLOTH_by_blackeri.jpg

Et voilà, l'imbécile que je suis va encore se retrouver à terminer ses dissertations à 4h du mat'. Pour faire face à l'effroyable réalité, je me retrouve à taper ce texte minable. 'Faut bien que j'exprime mon désarroi. J'aimerais tellement pouvoir faire des reproches à quelqu'un d'autre que moi-même... Mes parents? Bah oui après tout, ça doit être dans les gènes, la paresse. Mon amoureux? Il est à la maison depuis 3 jours et ça me perturbe dans mon travail. La tarte à la praline? Difficile de résister à cette pâtisserie maléfique... Bref, j'ai tout un tas de raisons de ne pas bosser. Mais, très franchement, je pense qu'aucune d'entre elles n'est recevable par ma prof de Littérature. L'idéal, ce serait que je chope une gastro.

06.01.2007

P'tite puce.

medium_PICT0886.JPG

Des lèvres en sirop de grenadine, les petits doigts maladroits qui enserrent le fourrure. Les cheveux blonds que l'on devine très frisés. Le châton veut descendre et se tortille. Elle essaye de lui faire un bisou. Ou peut-être lui murmure-t-elle un mot doux inventé par son esprit d'enfant. Les joues rondes de la fillette. Lui ne sait pas encore qu'il a des griffes.

Revigorant.

medium_Sakura_by_peach_kiss.jpg

Paul LÉAUTAUD / Propos d’un jour / Oeuvres / Mercure de France 1988

« L’instruction gratuite et obligatoire. Pour mieux former des citoyens modèles, bien soumis aux règles du régime et bien crédules aux bourdes qu’on leur sert. Le bon sens détruit, remplacé par la prétention. Ânes à diplômes qui n’en restent pas moins des ânes, rien ne remplaçant l’intelligence et la curiosité d’esprit natives. Disparition de l’esprit de fronde, de l’esprit satirique. Le gavroche loustic qui dégonflait les baudruches sociales d’un lazzi, n’existe plus. »

< p.351 >

Passe-temps / Oeuvres / Mercure de France 1988

« L’instruction apprise ne prouve rien, ne rime à rien, est complètement inutile, pour ne pas dire malfaisante, et ne fera jamais d’un imbécile un homme intelligent, d’un cerveau obtus un cerveau actif, et d’un être sans compréhension un être capable de jugement personnel. La seule instruction qui compte, et qui donne des fruits, c’est celle qu’on se donne soi-même car seule elle prouve chez un individu le désir de savoir et l’aptitude au savoir. Elle a de plus cet avantage qu’on s’instruit selon le sens de son esprit, en conformité avec lui, d’une manière appropriée à la nature de son être, à ses tendances et à ses goûts, ce qui ajoute encore à l’efficacité de cette instruction. En réalité, l’enseignement pédagogique est fait pour les paresseux, pour les esprits sans curiosité, pour les individus qui resteraient complètement ignares si on ne leur apprenait pas quelque chose de force, pour ainsi dire. Il n’y a que l’élite qui compte, et l’élite ne se constitue pas avec des diplômes. Elle tient à la nature même de certains individus, supérieurs aux autres de naissance, et qui développent cette supériorité par eux-mêmes, sans avoir besoin de l’aide d’aucuns pédagogues, gens, le plus souvent, fort bornés et fort nuisibles. »

< p.268-269 >

04.01.2007

Style ampoulé.

Il n'aime pas me lire. Ma manière d'écrire est "surfaite". J'en fais trop, quoi. Et puis mes images sont vieillotes. Bon... Je vais essayer d'être moi. Mwai. Plus facile à dire qu'à faire. Peut-être qu'avec plus d'impulsivité... Etre na-tu-re. Je suis nature. Yeah! Oui, c'est ça, utiliser des expressions bateaux et puis pas mettre les "ne" et les "je". J'en ai rien à foutre des ornementures. Baaaah non! Déjà, ce mot, là, "ornementure", ça va pas. Donc, j'en ai rien à blairer des trucs pour faire joli. Voilà. Bye bye tout le monde les gens.

Paul LÉAUTAUD / Journal littéraire / Mercure de France 1986

« Ce vers, de Vigny, je crois, me revenait tantôt :

J’aime la majesté des souffrances humaines.

Où a-t-il vu des souffrances humaines avoir de la majesté? A ajouter à ce que j’ai dit des choses qu’on écrit

parce que cela fait bien. »

< 25 février 1947 III p.1547 >

Brume.

medium_dream.3.jpg
Est-ce la fatigue? Le brouillard a envahi ma chambre. La plafond disparaît. Et ça tourne, ça tangue, ça tremble. Rythme ternaire, notez. Puis vient le rêve. Il fait nuit et je marche le long d'une rue étroite. Le sol est mouillé, il vient de pleuvoir. Tout est silencieux. Temps électrique. Soudain une prison, dans l'ombre. Un homme derrière les barreaux. Je pense: "Heureusement que je passe par là, il aurait pu mourir." Je reconnaîs sa silhouette. Me voilà au deuxième étage d'une maison cossue. Un pouf violet dans un coin, une petite table ronde au centre, quelques plantes vertes, déco sympa. Le prisonnier est là, toujours. Piégé dans sa bulle. Petite sphère qui le détache du monde à tout moment. Terrifiant Mister Hyde.

02.01.2007

Chauve-souris.

medium_00durerchauvesour.jpg

Tartalapraline : Pas trop causante, oui, excuse-moi par avance. Un peu chauve-souris, en somme. Je marche au radar. Ca fait parole de chanson rap. Si on peut appeler ça de la chanson.

Ailleurs: T'as toujours marché au radar.

Tartalapraline : Peut-être.

Ailleurs : Moi aussi d'ailleurs. Tu te cognes la tête dans des plafonds pourris ?

Tartalapraline: Je ne les atteins pas.

Wahouh!

medium_unbenannt_3.jpg

"On se fout de ta gueule parce que t'as une fossette charmante quand t'es vexée."

26.12.2006

Mots à maux.

Je n'ai pas beaucoup à dire. L'écriture: délice avant, torture aujourd'hui. Ils ont transformé mes doigts en machine à rédiger des dissertations. Qu'elles sont fades!

Ailes.

medium_wings_20tattoo.2.jpg

Emma, Matmatah.

medium_Edith_20Polochon.jpg

podcast

 

Sylvains.

medium_604626379.2.gif

17.12.2006

Pourquoi je pleure?

medium_basesmall2zq.jpg
Tu es ma fleur au masculin. Une fleur presque inodore. Subtil lotus. J'ai fini par te trouver, caché entre les feuilles. Discret mais lumineux. Pâle. Fragile. Tendre. 

Sillage.

medium_sillage_navis_c_grand.2.jpg

16.12.2006

Et avec ça?

medium_018.jpg

J'ai les mains froides et envie de ne rien faire. Qu'un mur s'appuie contre moi, tout simplement. Regarder passer les gens, le temps, peut-être une fille aux cheveux coupés qui me rappellera des souvenirs. Merde, j'suis encore arrivée trop tôt au lycée et il pleut. Direction l'abribus. C'est nul, ça goutte même à l'intérieur. J'ai les tifs qui frisent: non, ils ne font pas de jolies boucles, ils frisent. Comme la salade, vous savez, la frisée, justement. 7h30, je peux rejoindre ma salle de classe, toujours la même. Froide, elle aussi. Je dis "salut", c'est tout. Je n'apprécie pas assez ce groupe pour faire une bise sonore à chacun de ses membres. Ils s'en fichent un peu, je crois. Je me plaîs à penser qu'ils perdent quelque chose. Je n'y crois pas vraiment. On me dit que j'ai les lèvres qui saignent. Je passe ma langue sur les gerçures. Pas désagréable. Je lance à la cantonnade, sans beaucoup de conviction: "Quelqu'un à un stick?". Après un instant de réflexion, Prune me tend un tube vert: "Si, tiens, voilà, à la pomme. Comme il ne me reste qu'un fond, tu peux le garder." Sympa. Cette semaine se traîne comme un gros ver de terre. Et je ne trouve pas le fameux p'tit coin de parapluie. C'est la vie? Non. La vie c'est autre chose. Ailleurs. Ailleurs? Mon ailleurs, il m'écoute, j'espère. Il se construit, petit à petit. Il a pensé s'écrouler, plusieurs fois. Il s'accroche, maintenant? Les yeux bleu électrique. Il se cache en lui-même. Il a peur de sa force, je crois. J'ai peut-être peur de la mienne aussi. Pourquoi j'arrive pas à me mettre à bosser? Je sais que je pourrais aller très haut... Je dois m'en ficher un peu. C'est ça, rien à foutre. 

11.12.2006

Caf-é-clair.

medium_100_7871.JPG

Parce qu'on me l'a demandé.

medium_PIC_0026.2.jpg

03.12.2006

Illuminations.

medium_clubbing-ange.jpg
Nous irons voir les lumières, même si toutes les étoiles sont déjà dans tes yeux... Tu veux?
Ma main lovée dans la tienne, nous déambulerons dans les rues illuminées.
Et puis on ira faire un bébé pour de faux, comme deux enfants qui joueraient à la poupée.
On mangera des crêpes au nutella.
J'espère qu'il fera assez froid pour que tu puisses me réchauffer, en me serrant fort dans tes bras.
Moi, je voudrais...
Etre à toi, rien qu'à toi, et faire l'amour toute la journée.
Nous serions drôlement fatigués!
Vivre à un rythme fou, à en avoir mal à la tête...
Et se dire des mots tout doux, tout doux...
Comme une plume qui frôle notre cou.
Des mots tendres que résonnent à nos oreilles.
Je veux croquer ta peau, mon ange...

02.12.2006

Cerise.

medium_388021-476852.jpg
Et voici la gerbille sur le couteau! Euh... Le sureau sur la garrigue! Non... Le sourire sur le râteau. Bon, j'me reprends: voici enfin la cerise sur le gâteau!

22.11.2006

Mirasaï.

medium_lady-Lilith.2.jpg
Il y a un peu de toi.

Mignonne, allons voir si la rose...

medium_afficher_image.2.jpg
Et moi? J'suis une fleur, moi? Avec les pétales qui fanent, la tige qui pique, la sève qui colle, et tout et tout? Ou suis-je encore un petit bouton, recroquevillé, qui personne ne regarde et que l'on arrache volontiers pour laisser pousser celle qui a su s'ouvrir plus tôt et dévoiler ses charmes au premier venu? Toutes des salopes, ces roses. Je préfère les petites fleurs blanches du cerisier au pourpre du coquelicot, la beauté discrète du crocus à la vanité royale du lys...

Glaces.

medium_Glace.jpg
Hum!

19.11.2006

La plus drôle des créatures.

medium_oioui.JPG
« Comme le scorpion, mon frère,
Tu es comme le scorpion
Dans une nuit d'épouvante.
Comme le moineau, mon frère,
Tu es comme le moineau
Dans ses menues inquiétudes.
Comme la moule, mon frère,
Tu es comme la moule
Enfermée et tranquille.
Tu es terrible, mon frère,
Comme la bouche d'un volcan éteint.
Et tu n'es pas un, hélas,
Tu n'es pas cinq,
Tu es des millions.
Tu es comme le mouton, mon frère,
Quand le bourreau habillé de ta peau
Quand le bourreau lève son bâton
Tu te hâtes de rentrer dans le troupeau
Et tu vas à l'abattoir en courant, presque fier.
Tu es la plus drôle des créatures, en somme,
Plus drôle que le poisson
Qui vit dans la mer sans savoir la mer.
Et s'il y a tant de misère sur terre
C'est grâce à toi mon frère,
Si nous sommes affamés, épuisés,
Si nous sommes écorchés jusqu'au sang,
Pressés comme la grappe pour donner notre vin,
Irai-je jusqu'à dire que c'est de ta faute, non,
Mais tu y es pour beaucoup, mon frère. »
 

Nazim Hikmet.

12.11.2006

Double-moi.

medium_hgy.JPG

Dos-à-dos.

medium_PIC_0058.JPG

11.11.2006

Membres de la DGSE en mission.

medium_yryu.JPG

05.11.2006

Vade retro, Amour.

medium_fille_contre_l_amour.jpg

22.10.2006

Je suis tombée.

medium_aigu-sketch-15x21-ol-98.jpg
C'est vrai que la vie chante haut. Elle en devient difficile à suivre... Ma voix qui tremble. Vacille. Violon cassé sur lequel on s'acharnerait à frotter l'archet. Je suis faite pour les graves, les bas, les sombres. Résonne, tonne, gronde. Dans les aigus, le souffle se perd.

13.10.2006

Moral revu à la hausse.

medium_donuts.2.jpg
Après un résultat sans éclat à ma première dissertation de Français (un 4 en l'occurence), je suis en progrès sur la seconde: "Beaucoup d'auteurs préfèrent que l'on fasse de leurs oeuvres une lecture naïve plutôt qu'une lecture critique. que pensez-vous de ce jugement?". Je m'en tire avec un 10 (sachant que, sur 49, nous sommes 8 à avoir decroché une note supérieure à la moyenne et que la meilleure est 13). I'm happy today.

24.09.2006

Je ne vais pas bien.

medium_fadinha_20triste.jpg
Un peu seule. Non. Seule, tout simplement. Je croyais aimer le changement... Mais là, ça doit être trop d'un coup. Conserves et surgelés toute la semaine, sourires de surface, débats de fond, yeux secs. Je me dis "ça ira mieux, ça va aller, ça passera...". C'est quoi, "ça"? On a beau dire, ce fichu morceau de pomme m'est resté au travers de la gorge...

22.09.2006

Dragon.

medium_240dragon_0.3.jpg

Encore et toujours...

medium_Sans_titredd.2.JPG
Philosophie: "Etre heureux".

10.09.2006

Classe prépa.

medium_intrigue.jpg

Dissertation pour lundi: "A quoi sert l'intrigue dans une oeuvre littéraire?"

Je ne sais pas...

medium_Peur.2.jpg
"Je ne sais pas où je vais,

ça, je ne l'ai jamais bien su.

Et si jamais je le savais,

je crois bien que je n'irais plus..."

31.08.2006

Empilons!

medium_DSC00481.JPG
Artistes d'un soir, pacotille.

15.08.2006

Être belle.

medium_marilyn_20monroe_201.2.jpg

Collée à la peau.

medium_images.jpg
Je ne veux pas faire rire. Je ne suis pas un clown, un pitre, un matassin, un fanfaron... C'est ma manière à moi d'aborder les inconnus, de cacher ma gêne. Je me dissimule derrière une image qui finit par ne plus me lâcher.

14.08.2006

Jouer à chat.

medium_cat_wallpaper2_1024x768.2.jpg
Quand les grands de ce monde redeviennent des enfants et s'amusent avec les mots pour justifier la guerre, les vrais gosses prennent un coup de vieux et se découvrent soudain le droit de mourir. 

13.08.2006

Être une autre.

medium_image.jpg
A trop me chercher, je finis par me perdre. Ressembler aux autres... Se mêler à eux, se fondre en leur sein... Disparaître. Je plaque mon front contre le miroir,  je scrute mes pupilles avec application. Qui es-tu? J'observe une inconnue. Son visage est froid, fermé, une sorte de masque. Etrangère. Un peu comme se répèter le même mot plusieurs fois de suite, jusqu'à-ce qu'il perde son sens. Il n'est plus qu'un assemblage incongru de lettres... Je me regarde longuement et je deviens une autre.

07.08.2006

Chambre.

medium_photo_chambreNoire_1.jpg
J'ai rangé mon nuage. Les éclairs d'un côté, les averses de l'autre. Ce que c'est triste une chambre ordonnée...

03.08.2006

Paranoïa.

medium_114154909_small.jpg
Dans les méandres apocalyptiques de mon esprit
Rôde une petite bête, noire comme la faucheuse.
Sans cesse, elle creuse de ses griffes terreuses
La chair sèche et inquiète de mes rêveries.

Pareille à la brume, traîtresse sybilline,
Cette étrange créature au sourire tordu
Se déguise en une sensation méconnue
Et s'en prend aux âmes chagrines.

Paranoïa. Paranoïa. Paranoïa...
Petite déesse amère et lunatique
Au regard énigmatique,
Es-tu contente de ta nouvelle proie ?

02.08.2006

Papillon.

medium_CAEZOPUR.jpg

01.08.2006

Lâches.

medium_Sans_titre.3.JPG
Un jour ou l'autre, nous sommes tous des embusqués, des pied-plats, des rampants, des couards... Le Liban se meurt, et moi je mange une compote pomme-fraise. Impuissance.

31.07.2006

Oeuf.

medium_113707628681.jpg
Dans un oeuf, il y a le blanc et le jaune. Le blanc cru, on dirait de la morve ou du sperme, parfaitement transclucide, gluant, pas franchement ragoûtant. Une fois cuit, sa texture change radicalement: blanche, ferme, lisse. Le jaune, lui, devient pâteux et dense. Il y a au moins 18 ans de cela, j'ai moi aussi été un oeuf. J'ai parfois l'impression que je fonctionne toujours comme tel. Imaginons... L'oeuf cru, c'est moi à l'état "naturel". La cuisson symbolise la volonté, le dynamisme. En temps normal, je suis plutôt improductive, olympienne, vide... Je suis filante et molle comme l'oeuf cru. Puis on met mon eau à boullir. A feu doux, car la volonté vient lentement. Je cuis peu à peu. Je me motive. Mon blanc -mes convictions- se durcit et s'homogénéise. Des idées naissent dans ma tête, me paraissent sensées et, bien que tout d'abord très floues et approximatives, finissent par s'éclaircir. Je vis pour quelque chose. Le jaune? Je pense qu'il correspond à mon coeur: il empêtre mes pensées, il vient perturber ma réflexion. Alors que mon blanc est facile à avaler, car il glisse, mon jaune s'effrite et colle aux dents...

Bafa.

medium_192750968_small.jpg
Je viens de m'inscrire à un stage pour passer mon Bafa théorique en août. Cool.

30.07.2006

Le temps.

medium_agneau.jpg
Il me glisse entre les doigts, bien malgré moi. Les conséquences ne sont font pas attendre: J'ai laissé crever ma brebis sur moutonking.com, faute d'attention. Triste fin. N'ayant pas décortiqué consciencieusement ma convocation pour le concours d'entrée à Sciences-po Paris, voilà que je m'aperçois qu'il se déroulera sur deux jours entiers. Argh. Impossible de retrouver la boîte de dolipranes, cachée dans un recoin de ma chambre en perpétuel bazar. 'Flemme de ranger. Il me reste bien des cachets effervescents, mais j'les aime pas. Ca a un sale goût de limonade qui aurait passé trop de temps au soleil. Et il y a bien pire... Je n'ai plus de chocolat (Lindt, lait extra fin). Horreur. Le chocolat, pendant les vacances, c'est mon carburant, l'anti-déprime par excellence! Je n'ai pas le temps d'en remplir à nouveau mon tiroir...

21.07.2006

Echec ?

medium_jillgreenberg_nucular.jpg
Je ne suis pas admise à l'Institut d'Etudes Politiques (concours commun Aix-en-Provence, Grenoble, Lyon). Je ne sais pas trop comment réagir. Dans un sens, je suis rassurée de ne pas devoir faire de choix entre la classe prépa Hypokhâgne et l'I.E.P... Forcément, je suis un peu déçue, même carrément blessée dans mon amour-propre. Ca me fait du bien, je pense... Et puis merde! J'voulais même pas le passer ce concours, au début. J'y suis allée les mains dans les poches, alors j'pouvais pas m'attendre à grand chose. J'aurai un an pour me préparer tranquillement à Paris...

18.07.2006

Un autre.

medium_1128637520_dormir.jpg
Dans un jeu de clair-obscur macabre, il s'endort, tout doucement. Moi? Je le regarde, attentive. Il est si tard... Un voile sombre et doux passe plusieurs fois devant mes yeux, que j'ai du mal à maintenir ouverts. Mon marchand de sable est là, prêt à m'envoyer valser au pays des songes. Résister? J'ai bien essayé... Il est plus fort que moi.

Joli pantin.

medium_poupee.jpg
Tes yeux... Deux jolies billes identiques, des sourcils parfaitement dessinés, une bouche comme peinte par un artiste qui avait trop de rose sur sa palette, et une peau de petit garçon. Tu ressembles à un joli pantin mais, loin de suivre le mouvement que t'imposent les ficelles auxquelles on t'a rattaché, tu es libre de te mouvoir et de te jouer des miroirs au jugement vindicatif. Tu es devenu l'essentiel, la perle sucrée qui résume l'ancien "toi", formel et spécieux, une entité de pure félicité, basée sur l'arrogance et la fatuité... Tu es ce que je voudrais être. Et je te hais pour tout cela.

17.07.2006

Si j'avais su.

medium_113689431593.jpg
A mes compagnons d'insomnie, à ceux qui sont là, toujours, mais pas vraiment, après tout, puisque je me retrouve seule. Aux hérissons qui n'en peuvent plus de piquer, et puis ça sert pas à grand chose, mais tant pis, 'faut bien essayer. Aux papillons de nuit suicidaires, pour la beauté de l'instant, celui où ça brûle, où l'on souffre, où l'on meurt pour un peu de lumière. Si j'avais su... Je serais rentrée dans ma coquille, j'aurais creusé mon trou de boue et de sang, je me serais changée en plume, enclume, mousse, rousse, mouche, souche, matelot, haricot...

14.07.2006

Dents.

medium__38042398_teeth1.jpg
Cette nuit, j'ai rêvé que je perdais mes dents. Certaines restaient accrochées à mes gencives par un lambeau de peau, d'autres s'effritaient. Mes canines chevauchaient mes incisives. Je pouvais les faire bouger une à une, comme des dents de lait. On m'emmenait chez le dentiste où deux jolies assistances se firent un plaisir de m'enfoncer de nouvelles molaires dans la bouche. On me posa un appareil, affreux, qui était censé rapprocher les dents qui avaient réussi à suffisamment s'enfoncer dans mes gencives. J'étais allongée au milieu d'une usine désaffectée, sur le bitume.

09.07.2006

Retour.

medium_Sans_titr.JPG
Il dit qu'il m'aime. "Il dit". Toute la nuance est là. A moi de décider si je veux y croire... Ou non.

Appartement.

medium_Sans_titre.JPG

Ce serait tellement plus facile d'être un escargot et de se promener avec sa maison sur le dos. Moi, je m'appellerais Margot, car "Margot l'escargot" ça sonne plutôt bien. Je n'aurais pas à chercher un appartement pour mes études - je n'en ferais pas - et une simple feuille de salade serait pour moi un festin... Mais non. Je ne suis qu'une insignifiante étudiante en quête d'une chambre où crécher cette année...

08.07.2006

Vite!

 

medium_veil_20of_20deception.5.jpg

Je suis un coup de vent. Je plane, un peu comme dans les rêves. Je monte si haut dans le ciel que je finis par avoir peur. Je tombe. Mes ailes translucides transpercent l'immobilité flegmatique. Je regagne mon état contemplatif, préférant l'exactitude de la substance à l'abstraction du songe...

Dis?

medium_cap252.jpg

Dans mon trou de lumière, je m'ennuie. Je ne prends pas le temps de dormir alors, forcément, un vague sommeil traîne dans mes yeux. Vous avez déjà connu ça? Vous avez chaud, il est 4h00. Vous ne parvenez plus à vous rendormir. On va faire pipi, puis on se couche à nouveau. Non, ce n'était pas ça. On lit un peu (pour ma part, j'opte souvent pour un bouquin de la Comtesse de Ségur), on prend l'oreiller en traître, on s'allonge sur le ventre, sur le dos, le côté. Mais la couette nous rejette... Je finis irrémédiablement devant un bol de céréales, l'esprit embué et le cheveu terne. La fatigue démotive. Je n'ai plus qu'à m'installer dans un fauteuil, plus ou moins confortablement, pour m'abrutir sans scrupules devant "Midi les zouzous" et "J'irai dormir chez vous". C'est peut-être ça, les vacances. C'est follement chiant...